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10ème Congrès International de Chirurgie Dentaire "J -595"

Présentation de Communications affichées (Posters) lors du congrès ADP Marseille 2008
Prix Pierre Fabre Oral Care

Une séance d’exposition et présentation de communication affichées s’est tenu lors du congrès 2008. Onze praticiens dont un grand nombre de jeunes assistants et internes ont répondus à notre demande.
Ces « posters » d’un excellent niveau ont attirés beaucoup de congressistes. Pour évaluer les communications un jury composé des  Docteurs Marc Watts, Gilles Laborde, Catherine Mattout, Christian Pignoly, Philippe Roche-Poggi, Robert Roig, à été formé. Après avoir écouté chaque auteur, ce jury a délibéré pour décerner un prix offert par les Laboratoires Fabre Oral Care au travail le plus méritant. Il s’agit d’une inscription au congrès ADF 2008.
Le premier prix a été décerné au Docteur Nicolas Pignoly pour sa communication affichée intitulée « Traitement des récessions multiples : une technique mini-invasive ».
En deuxième position le Docteur Maria-Cristina Vaida à été choisie pour « La planification implantaire en 3D sur ordinateur ».
La troisième personne désignée a été le Docteur Julie Busson pour ; « Prévention et traitement des ostéonécroses des maxillaires induites par Biphosphonates ».
Merci et bravo aussi aux autres auteurs pour leurs travaux et leurs présentations d’excellente qualité. Le choix à été très difficile et nous espérons que tous représenterons un travail en « Mars à Marseille 2010 ».
Les résumés des communications se trouvent ci-dessous.
Docteur Robert ROIG
Vice Président ADP 2008

Communications affichées (posters)

 

N°1

Attention Biberon
Magali TREGUIER , Nicolas VIALA, Matthias PISAPIA

La carie du biberon est un problème de santé publique encore peu connu des parents. C’est pour informer du danger couru qu’a été créé le projet « Attention Biberon », campagne d’information sur la carie du biberon. Dans ce cadre, le poster proposé à l’ADP sera associé à un prospectus d’information déjà conçu et à un large plan média. A l’attention du grand public, cette communication sera visible dans les lieux dédiés à la santé et à l’éducation des jeunes enfants. En offrant un support ludique et visible à nos informations rigoureusement sélectionnées, ce poster sera d’une utilité essentielle par rapport à notre objectif de vulgarisation.

 

N°2
Traitement endodontique conservateur d’une incisive avec une large
lésion apicale et une importante courbure corono-radiculaire.

Dr. Sanaa CHALA ; Pr. Sana RIDA
Le traitement des lésions apicales d’origine endodontique constituent un véritable défi pour le dentiste qui doit assurer la désinfection optimale du système canalaire afin de permettre la cicatrisation des tissus péri-apicaux. Ce traitement devient encore plus compliqué en présence de modifications pathologiques du système canalaire. Ce poster a pour objectif d’illustrer un cas clinique du traitement endodontique conservateur d’une incisive centrale supérieure présentant une courbure corono-radiculaire, une calcification de la moitié coronaire et une importante lésion apicale d’origine endodontique. Ainsi que le suivi de la guérison dans le temps sur une période de 3 ans.   

 

N°3
Traitement des récessions multiples : une technique mini invasive.
 Dr. N. Pignoly
PosterDans le cas de traitement de récessions plusieurs techniques s'offrent à nous. Autant des lambeaux repositionnés que des greffes peuvent nous permettre d'avoir des taux de recouvrement très intéressants. Seulement nous sommes  limités par la quantité, souvent faible, de tissu kératinisées dans l'environnement des récessions gingivales. Les techniques de greffes gingivales sont actuellement les plus utilisées. Avec une préférence accrue pour les greffes de conjonctif enfouie. Les techniques évoluent jusqu'à diminuer de façon considérable les suites opératoires, grâce à des incisions limitées et des décollements à minima.
Dans ce poster nous aborderons le traitement du secteur antérieur maxillaire chez un jeune femme présentant des récessions importantes par la technique de tunnellisation et une technique de prélèvement nécessitant un seul trait d’incision .

 

N°4

L’implant dans un parodonte atteint
Cristina VAIDA

Une étude récente (Roos-Jansåker et al. 2006) rapporte que les periimplantites sont présentes chez 16% des patients. Les facteurs de risque sont nombreux : réponse immunitaire altérée, facteur génétique, tabac, diabète non équilibré. Cependant, les auteurs cible la parodontite non traitée comme le facteur de risque le plus important (van des Weiden et al, 2005).Deux cas cliniques illustreront ce facteur de risque. Dans un troisième cas, un abord thérapeutique de la périimplantite est proposé

 

N°5
La planification implantaire en 3D sur ordinateur : le concept Nobel
bioguide

Cristina VAIDA
1950 : Branemark découvre un phénomène qu’il appellera plus tard l’ostéointégration.
1969 : Branemark décrit le protocole implantaire en deux stades chirurgicaux
1985 à aujourd’hui : les publications montrent le succès de ce protocole (99% de succès pour Lindequist et al en 1996) mais mettent en avant la longueur des délais.
De nombreux auteurs réduisent les délais grâce à la mise en charge immédiate qui permet, en outre, de solidariser les implants et ainsi s’éviter les micro-mouvements qui ont un effet délétère sur l’ostéoingrégration.
Le Nobel GuideTM a été mis au point dans cet esprit. Son rôle est de planifier la pose d’implant sur ordinateur, de fabriquer un guide chirurgical et la prothèse avant même la pose d’implant. Ainsi grâce au Nobel GuideTM la mise en charge immédiate sera faite dans les meilleures conditions possibles et sans lambeau.

 

N°6

Optimisez votre gestion en chirurgie implantaire
Christian Martineau (PARIS)

Les objectifs
Acquérir des protocoles de gestion:
            du patient
            du matériel
            du stock
            de l'intervention
Optimiser les temps praticien et assistante
La formation de l'équipe chirurgicale
Déterminer le rôle de chacun
Maîtriser la coordination de la consultation au suivi post opératoire
Gagner en efficacité et en sécurité au profit du patient
Travailler avec une seule assistante

 

N°7
A propos d’un cas de sialométaplasie nécrosante. Forme bilatérale du
palais chez une femme jeune.

Tardivo D, Catherine J-H, Roche-Poggi P

Service Odontologie, Hôpital Nord -  Marseille.

La sialométaplasie nécrosante (S.N.) (CO7.465.815.802) est une affection bénigne des glandes salivaires accessoires.
Cliniquement elle est à l’origine d’ulcérations inflammatoires palatines uni ou bilatérales de part et d’autre du raphé médian. De très rares cas de localisations parotidiennes, submandibulaires ou labiales ont été décrits (AYDIN 2002).
La S.N. est décrite essentiellement chez l’homme de 50 à 60 ans présentant un terrain alcoolo-tabagique (RUSSEL 1992).
Le cas d’une femme de 33 ans est rapporté, présentant des épisodes anorexiques depuis l’adolescence, une consommation tabagique de 20 grammes par jour, sans antécédent alcoolique, sans traitement médicamenteux. Cette patiente consulte son chirurgien dentiste pour une tuméfaction palatine gauche évoluant depuis deux jours, peu douloureuse, sans signes généraux mais avec la présence d’une adénopathie sous angulo-mandibulaire gauche sensible. La 26 présentant des signes radiologiques de lésion apicale sur traitement endodontique incomplet, est extraite sous antibiothérapie.
Après une semaine d’évolution, devant la persistance des signes et surtout l’apparition d’ulcérations bilatérales, la patiente est adressée dans le service.
L’examen met alors en évidence 4 à 5 ulcérations palatines bien limitées, peu douloureuses à la palpation, la fibro-muqueuse n’est pas indurée en périphérie. Ces signes cliniques et les antécédents d’anorexie font évoquer une S.N. Une biopsie est réalisée. Le compte rendu anatomopathologique objective la présence de larges plages périphériques de nécrose de type ischémique avec un infiltrat inflammatoire, plus au centre un processus de métaplasie épidermoïde des acini et des canalicules et l’absence de tout caractère suspect de malignité.
L’évolution est spontanément favorable en trois semaines. Des conseils d’hygiène de vie
(alimentation équilibrée, arrêt de tabac…) sont prodigués.
La S.N. est sans doute en rapport avec un processus ischémique intra glandulaire d’origine carentielle et tabagique (ANNEROTH et HANSEN 1982).
La S.N. peut donc être retrouvée chez la femme jeune (SCULLY et EVENSON 2004), elle est rarement bilatérale (KEOGH 2004).
Son aspect clinique peut évoquer un carcinome ou une tumeur ulcérée des glandes salivaires accessoires, une biopsie avec contrôle anatomopathologique est donc nécessaire.

 

N°8
Naevomatose basocellulaire : à propos de deux cas.
Busson J, Catherine J-H, Guyot L,Brignol L, Richard O, Olivi P, Roche-Poggi P


Service Odontologie, Hôpital Nord -  Marseille.

poster8La naevomatose basocellulaire (NBC) est un syndrome héréditaire à transmission autosomique dominante résultant d’une mutation dans un gène suppresseur de tumeur dont l’incidence est estimée à 1/57 000. La NBC associe des naevi basocellulaires, des kératokystes des maxillaires, des calcifications ectopiques intracrâniennes, une porokératose palmoplantaire, des malformations squelettiques, des troubles neurologiques (Kimonis et Coll 1997).
Les cas de deux adolescentes sont rapportés. L’examen clinique rapporte des tuméfactions maxillaires ou mandibulaires vestibulaires, l’imagerie révèle la présence de volumineuses lésions radioclaires, incluant des germes dentaires, le scanner précise leurs rapports avec les structures anatomiques environnantes. L’exérèse des lésions est pratiquée. L’examen histologique objective la présence de kératokystes odontogènes. Ces patientes sont suivies en orthodontie. La surveillance odontologique est semestrielle car ces kératokystes récidivent dans 30 à 60% des cas. Au niveau cutané, les naevi basocellulaires apparaissent avant 35 ans. Leur potentiel carcinologique justifie une surveillance régulière et prolongée pour dépister et traiter l’apparition de carcinomes basocellulaires (Katase et Coll 2007). Le mode de transmission de ce syndrome rend nécessaire le dépistage dans la fratrie. Les conseils génétiques sont indispensables dans les familles de NBC.

 

N°9

Prévention et traitement des ostéonécroses des maxillaires induites
par bisphosphonates.

BUSSON Julie.
Service d’Odontologie, Hôpital Nord, Marseille

poster9Les bisphosphonates sont des agents anti-ostéoclastiques puissants, prescrits pour traiter les hypercalcémies malignes et les métastases osseuses d’une part ; l’ostéoporose et la maladie de Paget d’autre part.
C’est en 2005 que Marx rapporte, pour la première fois, des nécroses osseuses maxillaires (ou ostéochémonécroses) causées par la prise de ces médicaments.
Depuis la publication de Marx, les médias ont été très efficaces pour diffuser cette information auprès des prescripteurs, mais cependant, des incertitudes persistent sur les risques avérés d’ostéochémonécrose (OCM) et sur la conduite à tenir, à la fois sur le plan curatif et préventif. Cette situation a fait apparaître principalement deux attitudes chez les chirurgiens-dentistes, concernant la prise en charge des patients traités par bisphosphonates. La première attitude a été d’adopter une prudence extrême chez ces patients, conduisant finalement à leur mise à l’écart. Ce comportement n’est pas déontologiquement acceptable, mais peut s’expliquer par des informations ambiguës, voire contradictoires. La seconde attitude rencontrée est celle de praticiens qui, s’en tenant aux seules recommandations énoncées par les laboratoires pharmaceutiques, n’ont pas modifié leurs pratiques. Or, les laboratoires mettent essentiellement en exergue les nombreux co-facteurs de risque d’OCM et masquent ainsi l’implication réelle des bisphosphonates.
Il semble acquis que dans le cas de traitements par bisphosphonates intraveineux (pathologies malignes), le risque d’OCM soit patent. En revanche, lors d’une administration par voie orale de ces médicaments, ce risque est moins connu.
Une revue de la littérature scientifique récente a tout de même permis de mettre en évidence des recommandations d’experts concernant la prévention et le traitement des OCM. Ces recommandations sont exposées sous la forme d’arbres décisionnels.



Bulletin inscription

INSTRUCTIONS AUX AUTEURS

Chers Collègues,
Le programme du congrès dentaire de l’ADP 2010 est maintenant achevé. Le bureau et le comité scientifique comptons sur votre présence au cours de ces trois jours, que nous avons essayé de rendre le plus attractifs et formateurs possible.
A la demande de plusieurs d’entre nous une exposition de communications affichées libres, (Posters), aura lieu les jeudi et vendredi.
Vous ou vos collaborateurs avez surement des travaux intéressants à présenter. Un espace vous est réservé pour cela. Merci de remplir le document annexé si vous souhaitez participer ou faire participer un confrère de votre équipe, et figurer dans le programme définitif.
Un jury sera constitué et un prix sera remis lors de la soirée de Gala le vendredi 14 mars 2010.
Pour le succès de notre manifestation scientifique, réunissant enseignants et praticiens libéraux, merci de diffuser ces dates et cette information autour de vous, et notamment à votre carnet d’adresses électroniques. Merci de votre collaboration et de votre participation.

Salutations cordiales.
Les responsables scientifiques